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Stationnement des véhicules dans les rues, une nouvelle forme de protestation en Haïti

L’assassinat de l’écolière Evelyne Sincère comme tant d’autres crimes précédents a révolté différentes catégories sociales du pays. Pour amplifier les mouvements populaires, des citoyens entament d’autres stratégies. Depuis le début du mois de septembre des protestataires exigeant la jouissance de leur droit à la sécurité, paralysent la circulation routière dans l’aire métropolitaine, en stationnant des véhicules sur la voie publique.
L’un des initiateurs de cette forme de protestation, Jean S. Saint-Fleur, intervenant dans la presse ce lundi 9 novembre 2020 explique que le but de leur mouvement de rue est de forcer l’État à prendre sa responsabilité.

Selon Jean S. Saint-Fleur, il doit y avoir une réponse proportionnelle face au comportement des autorités de l’État à l’égard du phénomène de l’insécurité. Après 10 ans de gouvernance de ces hommes au pouvoir (PHTK), le pays est détruit, la justice ne peut rien faire, à l’instar des efforts du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), tance-t-il avant d’ajouter que toutes les institutions haïtiennes sont nulles actuellement.

Idée de cette forme de protestation.

« Nous sommes un ensemble de citoyens qui ont l’habitude de réfléchir sur la situation sociopolitique du pays ; sur la corruption, le chômage, l’insécurité et d’autres, raconte Jean S. Saint-Fleur. Nous constatons que l’État instaure le kidnapping en vue de se renouveler. Par conséquent, tant en évitant d’être attribués à un courant politique, nous avons décidé de faire entendre nos voix d’une autre façon, poursuit-t-il » .

Même étant seul, je stationnerai mon véhicule sur la voie publique, précise l’ancien étudiant de l’université d’État d’Haïti, avant d’expliquer que, lors d’un arrêt à Delmas 30 la semaine écoulée à côté de la succursale SOGEBANK, des policiers ont arraché les plaques d’immatriculation de leurs véhicules, des protestataires ont été menacés par des agents des forces de l’ordre.

À travers ce mouvement contre l’insécurité, les participants veulent indiquer à l’État qu’ils sont dos à dos. « Nous faisons des mouvements pacifiques, certes, mais nous sommes pour toutes sortes d’initiatives qui peuvent être pour contraindre l’État à prendre sa responsabilité.

Une voie humanitaire est laissée au moment des stationnements pour les personnes ayant des urgences, comme les malades, les femmes enceintes, rassure l’ancien boursier d’une école nationale.

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J'utilise toutes mes aptitudes et compétences pour répondre à ma mission en tant qu'humain ; informer, aider les autres à trouver leur adaptation, défendre les droits de la personne humaine afin de marquer mon passage sur terre.

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