Rapport ONU : Michel Martelly, Youri Latortue, Prophane Victor, Reynold Deeb sont 4 chefs des gangs qui terrorisent la population haïtienne

Les Nations Unies ont récemment publié des informations concernant l’implication supposée de certaines personnalités haïtiennes dans le financement et la création de gangs en Haïti. Les noms de Prophane Victor, Youri Latortue, Michel Martelly et Reynold Deeb ont été associés à cette affaire, suscitant de vives réactions au sein de la communauté internationale.
Prophane Victor, candidat à l’élection présidentielle de 2016, aurait amorcé un processus de militarisation en soutenant financièrement des jeunes de Petite Rivière, qui ont ensuite formé le gang Gran Grif, aujourd’hui le gang le plus influent du département de l’Art. Ces allégations soulèvent des questions sur l’exploitation des groupes armés à des fins politiques.
Youri Latortue, ancien Président du Sénat, est accusé d’avoir financé le gang Kokorat San Ras, un groupe reconnu pour sa violence extrême. Les experts de l’ONU prétendent même avoir reçu une vidéo dans laquelle le chef du gang, Barbecue, affirme avoir reçu une somme de 30 mille dollars de M. Latortue. Ces révélations jettent une lumière crue sur le financement illicite des gangs.
Michel Martelly, ancien Président d’Haïti, aurait également eu des liens avec le financement de gangs tels que Base 257, Village de Dieu, Ti Bois et Grand Ravine. Ces groupes armés auraient été utilisés pour étendre son influence dans les quartiers et soutenir son agenda politique. Ces allégations soulignent l’impact durable de ces pratiques sur la sécurité en Haïti.
En ce qui concerne Reynold Deeb, les experts de l’ONU avancent des preuves suggérant qu’il finance des membres de gangs pour protéger son entreprise et faciliter le transport de marchandises importées. Ces pratiques lèvent des questions sur les liens entre le secteur économique et les groupes criminels.
Ces allégations ne sont pas seulement graves, mais elles soulignent également le besoin pressant de réformes en Haïti pour lutter contre la violence des gangs et la corruption. Les autorités haïtiennes sont confrontées à un défi immense pour garantir la sécurité et la stabilité du pays, tout en poursuivant ceux qui exploitent ces groupes armés à des fins personnelles ou politiques.
Il est important de noter que les personnes mentionnées dans ce rapport n’ont pas encore été formellement inculpées, et la présomption d’innocence doit être respectée. Néanmoins, ces révélations soulignent la nécessité d’une enquête approfondie et de mesures pour mettre fin au financement des gangs en Haïti, afin de promouvoir la paix et la stabilité dans le pays.

