CONATEL: Tout acheteur d’une carte SIM doit être identifié à partir du 3 novembre
Le conseil national des télécommunications(CONATEL), a annoncé pour le 3 novembre 2020, le lancement d’une application pouvant déchiffrer les données de la carte d’identification nationale unique(CINU), de tout acheteur d’une carte SIM. Cette décision rentre dans le cadre de la lutte par l’État du phénomène de l’insécurité, fait savoir le directeur général du Conatel, Jean Marie Guillaume, intervenant dans la presse ce vendredi 30 octobre 2020.
Jean Marie Guillaume poursuit en expliquant que les responsables du Conatel ont défini de concert avec les opérateurs téléphoniques, les conditions, les principes de l’application, mais chaque compagnie est responsable de la création de son application avec la même finalité tout en respectant les formalités.
« L’application aura la capacité de capturer la photo de la pièce d’identification en déchiffrant les données de manière automatique et la photo sera envoyée directement à l’opérateur. C’est après la validation de la CINU par l’opérateur que l’acheteur aura droit à la carte SIM », détaille le responsable de l’institution régulatrice du secteur des télécommunications en Haïti.
Des sanctions sont strictement réservées aux opérateurs qui auraient vendu une carte SIM, sans identifier l’acheteur, après le lancement de l’application, laisse croire Jean Marie Guillaume avant de préciser que le 3 novembre prochain, la décision ne sera pas complètement applicable sur toute l’étendue du territoire, à l’exception du département de l’Ouest.
Les vendeurs des cartes SIM du secteur informel ne vont pas être chassés à travers cette mesure, rassure le DG du Conatel. Ils auront besoin d’un droit de vente et un smartphone ayant l’application pour qu’ils puissent en mesure d’envoyer la photo de la CINU de l’acheteur aux opérateurs, explique-t-il.
En ce qui concerne les sanctions prévues aux contrevenants à cette mesure, Jean Marie Guillaume laisse entendre, « les sanctions ne sont pas déterminées ; autant l’infraction est plus grave, autant la sanction sera plus dure ». Des inspecteurs du Conatel vont être partout pour contrôler le respect de la décision.
À rappeler qu’en 2013, Conatel avait déjà pris cette mesure. Une décision qui a été boudée par la suite, par les deux compagnies téléphoniques du pays.
Evens CARRIÈRE, Journaliste
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